
Exposition :
Peintures
et Dessin
Alberto
CONT
du
9 mars
au 17 avril 2004
Impudique, Alberto ?
A côté de toiles toujours aussi colorées et qu'on a peut-être
eu tort de n'associer qu' à la joie et au bonheur, Alberto dévoile
aujourd'hui une série de pages soustraites aux carnets qui l'accompagnent
depuis quelque temps : portraits de ses enfants, de ses femmes, paysages,
poésies, réflexions, autoportraits, créations qu'il appelle
" sentimenti ".
Pour cette confidence, il a choisi la Galerie Kandler qui, depuis désormais dix années, le défend, le soutient et l'accompagne dans ses recherches.
Sans doute inattendues
pour les gens qui connaissent le travail d'Alberto, mais assurément
émouvantes, ces oeuvres attirent notre attention sur une autre facette
du peintre, plus intime.
En traversant avec lui ces derniers mois, au fil des pages arrachées
à ses carnets et à son cur, on découvre un homme
qui nous avait caché ses tristesses, ses peurs, ses faiblesses. Impudique,
Alberto ? En tout cas, il nous prend par la main et nous oblige à regarder
d'un oeil nouveau des toiles toujours aussi "indispensables et inutiles
que des fleurs et parfois aussi drôle que le rire d'un clown" comme
il l'écrivait à l'occasion des dix ans de la galerie Kandler.
Même s'il reste
fasciné par les couleurs, très souvent artificielles, vives
et éclatantes, même si cette sorte de combat persiste, si le
jeu de la peinture se poursuit, des signes me semblent annoncer une peinture
moins tournée sur elle-même, plus ouverte, plus empreinte de
la présence de l'artiste, bref, plus charnelle.
Comment ne pas remarquer les titres : "pensando a te", "al
sole", "stringimi" "sogni d'oro" ? Le peintre ne
va-t-il pas désormais nous offrir des
oeuvres plus romantiques, je dirais presque, plus humaines ?
Paris Janvier 2004 Giorgio-Domenico Coser