
Exposition :
Charles C. HILL (peintures)
Francis LIMERAT (structures et dessins)(
Du 17 mars
au
24 avril 2011
Charles Christopher Hill, artiste californien
et
Francis Limérat, artiste français
exposent leurs œuvres récentes à la Galerie Kandler du 17 Mars au 24 Avril 2011.
Liés d'une amitié de plusieurs décennies ils mènent chacun de leur coté de l'atlantique un projet pictural singulier qu'ils aiment régulièrement confronter à travers des expositions en duo: Domaines de Lescombes à Eysines (Gironde) en 2007, 212 Gallery à Aspen ( Colorado) en 2009.
C'est une approche très économe de la création qui fonde leur propre démarche qu'on pourrait qualifier de «minimalisme sensible».
Posées et étirées chez Hill, brisées et arachnéennes chez Limérat, les lignes composent un système graphique qui leur est commun. Le premier les enfouit sous une multitude de couches de vernis où les couleurs réduites aux rouge, brun et noir semblent vibrer sous une sorte de superbe opalescence ivoirine. Le second les dirige, les tend, les croise pour dessiner des réseaux cartographiques d'une émouvante légèreté.
«Pour ces deux artistes, en préalable à l'œuvre, il s'agit de formes élémentaires et d'un long travail nécessitant des procédures précises, des étapes successives, lentes, patientes, des techniques personnelles, éprouvées, et des gestes répétitifs qui introduisent l'écart ou la variation, la retenue ou la témérité. Tous deux célèbrent le rôle de la main qui fait, pense, élabore, conçoit et construit. Tous deux avouent une technicité manuelle, qui disparaît lorsque l'œuvre s'impose car il y a beaucoup d'exigence dans leurs travaux, mais surtout beaucoup de liberté dans ces gestes qui s'accolent ou se superposent...Cette longue pratique vise à préparer et à singulariser les matériaux afin de mieux les spécifier, de les mettre en perspective avec d'autres pratiques, avec des réminiscences d'anciennes façons d'être au monde ou encore d'en proposer de nouvelles.» écrit Patrick Le Nouëne, conservateur en chef du patrimoine.
Bruissant de silences cette exposition témoigne de deux partitions profondément humaines.